Les
ministres des Finances et les banquiers centraux des pays du G7 se sont engagés
vendredi à prendre les mesures nécessaires pour restaurer la liquidité sur les
marchés mais n'ont proposé aucune action collective pour sortir de la crise
après une semaine de chaos sur les grandes places boursières de la planète.
Les grands argentiers de la planète n'ont pas retenu la proposition britannique
de garantir les prêts interbancaires, que beaucoup voient comme un moyen
crucial pour sortir de 14mois de crise et de panique croissante sur les marchés
financiers. Ils se sont mis d’accord sur cinq points:
1) éviter les faillites;
2) débloquer le crédit;
3) permettre aux banques de lever des capitaux;
4) protéger les dépôts bancaires;
5) relancer le marché des crédits immobiliers.
Le
secrétaire américain au Trésor Henry Paulson a annoncé parallèlement que les
Etats-Unis étaient en train de mettre sur pied un plan pour prendre si nécessaire
des participations au capital des institutions financières pour faire cesser
l'agitation sur les marchés.
Des analystes jugent cependant peu probable que le communiqué du G7 atténue le
mouvement de panique qui balaie les places boursières de la planète depuis la
faillite de la banque américaine Lehman Brothers et le gel des marchés
interbancaires dans un contexte de méfiance généralisée.
Dimanche : tous les regards
tournés vers Paris
Avant la reprise des cotations, lundi, les regards se tournent maintenant vers
la réunion des chefs d'Etat et de gouvernement des 15 pays de l'Eurogroupe
dimanche 12 octobre à Paris pour définir un plan d'action conjoint avec la
Banque centrale européenne (BCE) face à la crise financière.
Le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, et celui de la Commission
européenne, Jose Manuel Barroso, participeront à ce sommet qui commencera à
17h00 à l'Elysée.
Sommet capital après l’incroyable dégringolade des bourses mondiales depuis une
semaine. Le CAC 40, lui, accuse un repli de 22,2% en cinq séances, du jamais vu
depuis sa création, et il se retrouve au
plus bas depuis septembre 2003. La panique a été telle en cette fin de semiane
que des rumeurs de fermeture pure et simple des Bourses le temps de ramener le
calme ont circulé.
NYSE Euronext, l'opérateur des places de Paris, Amsterdam et Bruxelles, a
assuré ne pas envisager une telle mesure.