
Tous les dossiersOriginellement, les banques sont apparues pour stocker les dépôts de métal (or, argent...) que leur ont confiés des particuliers. Par commodité, les banques ont alors émis des substituts-papier à cette monnaie métallique, qui pouvaient avoir cours comme s'il s'agissait de la monnaie réelle. Pendant un temps, « l'étalon-or » est resté la référence. À l'origine, le dollar, par exemple, correspondait à une quantité fixe d'or.
Au XXe siècle, l'étalon-or a été abandonné, la monnaie devenant une simple convention sociale, sans valeur en elle-même, mais à cours imposé par la loi de chaque pays. C'est ce que l'on nomme la monnaie fiduciaire, qui suppose une confiance réciproque de tous les utilisateurs.
Les monnaies varient entre elles, selon la quantité émise par chaque pays. Bien sûr, certains États ne résistent pas à la tentation d'en créer à partir de rien du tout pour payer leurs factures ou mettre en oeuvre une politique. C'est la fameuse planche à billets. Mais à trop la faire tourner, la valeur de la monnaie s'effondre par rapport aux autres. Et l'inflation dérape.
Jeux d'écriture électroniques
La monnaie scripturale, elle, n'existe que sous la forme d'écritures comptables. Elle est constituée de l'ensemble des dépôts dans tous les organismes financiers (banques d'affaires, de clientèle, centrales, fonds monétaires, etc.). Elle circule par jeux d'écriture (le plus souvent électroniques) entre comptes, par l'intermédiaire, par exemple, de chèques et de virements. C'est ce type de monnaie que déversent actuellement les banques centrales.
Dans les faits, pas un centime ne quitte le siège de la BCE à Francfort, ni celui de la Fed américaine. Les banques centrales créent actuellement un surplus de monnaie qu'elles prêtent aux banques. En contrepartie, elles prennent en gage une partie des titres de ces banques.
Enfin, comme dans le monde du pétrole, où chaque pays dissimule soigneusement l'état réel de ses ressources en or noir, les banques centrales ne rendent pas public l'état réel de leurs réserves financières.
