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Première cause de mortalité. En France, une femme meurt, par semaine, des suites d'un accouchement. Une ou deux par an, en Pays de la Loire. « Près de 30 % de ces décès sont liés à l'hémorragie de la délivrance », précise Philippe Gillard, gynéco-obstétricien au CHU d'Angers et responsable de la commission obstétricale du Réseau sécurité naissance-Naître ensemble. « C'est un risque vital mais imprévisible. »
Toutes les maternités doivent être prêtes. Chacune des 24 maternités de la région doit pouvoir faire face 24 heures sur 24 à une telle hémorragie. Car il faut réagir très vite. « Aussi, nous avons mené un audit pour vérifier sur place si les recommandations émises depuis 2004 étaient suivies », explique Norbert Winer, obstétricien au CHU de Nantes et président du réseau. L'objectif est que tous les professionnels des Pays de la Loire s'organisent.
Se préparer. Pour bien prendre en charge les patientes, « il faut des protocoles écrits, des réunions d'équipes régulières », ajoute Norbert Winer. Un peu comme le pilote d'un avion qui doit connaître sa check-list. « Même si cette complication n'arrive qu'une fois par an dans une maternité, on n'a pas à chercher comment agir au moment où une femme commence à saigner. »
Marie TOUMIT.
