D'après une étude, les stades de foot français sont les plus "obsolètes" d'Europe
D'après un rapport les stades français (ici, le Stade Louis 2 à Monaco) sont les plus obsolètes d'Europe avec ceux de l'Italie : Béatrice Legrand
Les stades français accueillant les matches de football de L1 et L2 sont les plus obsolètes d'Europe avec ceux de l'Italie conclut une étude présentée ce matin en ouverture de la conférence sur les stades organisée à Paris.
A en juger par le rapport présenté, ce matin à Paris, par Stéphane Pottier, ce n'est pas gagné pour que la France se voit attribuer l'organisation de l'Euro 2016 de football.D'après ce rapport les stades français accueillant les matches de football de L1 et L2 sont, en effet, les plus obsolètes d'Europe avec ceux de l'Italie. Point commun entre les deux cancres de l'Europe : les stades de football sont gérés dans ces deux pays par les collectivités locales. En dix ans, la France a construit ou rénové quatre enceintes, contre 13 en Allemagne -certes hôte du Mondial-2006-, 12 en Angleterre ou 9 en Espagne. L'Italie pendant ce temps n'en a rénové que deux pour aucune construction, a recensé Stéphane Pottier, directeur d'une agence de consulting sur les stades et membre de l'association européenne de management des stades (ESMA). Conséquence : La France, candidate à l'organisation de l'Euro-2016 de football, ne possède, à ce jour, aucun stade de 5e génération, c'est-à -dire construit à partir des années 2000 et placés sous le signe de la "multifonctionnalité" : lieu de spectacle sportif, le stade moderne est également un lieu de vie et de consommation. Lorsque l'on sait qu'il faut entre "5 et 10 ans" pour construire un stade à partir du moment où tous les voyants sont passés au vert, c'est dire le handicap du dossier français. Un sentiment pas forcément partagé par Frédéric Thiriez, qui a ouvert la conférence en estimant que, "malgré la crise et peut-être même à cause d'elle, jamais autant de chances n'ont été de notre côté pour rattraper notre retard". Le patron de la Ligue professionnelle a souligné qu'il existait une vingtaine de projets en cours pour un montant d'investissements d'1,7 milliard d'euros. A titre d'exemple, le Portugal, organisateur de l'Euro-2004, avait investi 650 millions d'euros dans la construction de 6 stades et la rénovation de 4 autres.